Compléments alimentaires, huiles essentielles, techniques naturelles …. est-ce utile face au coronavirus ?

huiles essentielles immunité
Booster son système immunitaire face au coronavirus

Tout d’abord j’espère que vous vous portez bien !

Cette période peut être difficile pour certains, parfois génératrice de stress. Pour d’autres c’est au contraire un moment pour soi, une chance offerte de ralentir.  Quoi qu’il en soit c’est le bon moment pour prendre soin de son immunité et pour gérer au mieux le stress que peut engendrer la situation à laquelle nous sommes confrontés.

Immunité et stress : les 2 sont liées, un stress prolongé finit par avoir un effet sur l’immunité alors il est important de gérer le stress et d’améliorer la réponse immunitaire.

Bien entendu le respect du confinement et des gestes barrières sont les mesures premières essentielles à respecter pour limiter l’épidémie, se protéger et protéger les autres. Voilà c’est dit !

Il n’existe pas de remède naturel (connu en tout cas) contre le coronavirus. Et pourtant on peut booster son immunité, utiliser des huiles essentielles anti-virales et mettre en place une alimentation anti-inflammatoire, autant de mesures hygiénistes qui peuvent aider l’organisme en cas d’atteinte virale.

Booster son immunité avec les compléments alimentaires*

Quelques conseils :

– Prendre de la vitamine D (donnée en ampoule par le médecin ou prendre 1 à 2 gouttes par jour d’une forme naturelle (en magasin bio)
– Prendre du magnésium sous forme de citrate ou de glycérophosphate
– Prendre du zinc, 15 mg en 1 seule prise

Huiles essentielles anti-virale

Ravintsara**
Laurier Noble***

Pour ma part je les utilise en prévention de la façon suivante : je mélange 10 gouttes de chaque huile (soit 20 gouttes) avec 20 gouttes d’huile végétale (abricot, amande douce …), et application sous et sur la plante des pieds chaque matin et à l’intérieur des poignets.

Cette utilisation est un complément préventif. Il n’y a aucune étude in vivo qui prouve que ces huiles fonctionnent mais les mécanismes d’actions des huiles essentielles anti-virales sont malgré tout documentés et rien ne prouve non plus leur inefficacité. C’est pourquoi je les utilise à titre personnel et je continuerai à les utiliser en cas d’atteinte du coronavirus, en complément des traitements antiviraux quand (et si) ils seront disponibles, en attendant un vaccin. En cas de maladie avérée une utilisation par voie rectale (suppositoires préparés en pharmacie) serait alors indiquée, sur prescription médicale d’un médecin aromathérapeute. Il est possible en plus de ce qui est conseillé en prévention, de frictionner sur le thorax le mélange indiqué mais aussi de mettre 1 goutte de chaque huile pure dans les mains, de faire comme un masque avec ses mains et de respirer 2/3 fois (puis se laver les mains).

Déconseillé pour les femmes enceintes et les enfants. Pour une utilisation des huiles essentielles demander conseil à votre pharmacien.

Alimentation anti-inflammatoire

Une alimentation de type méditerranéenne, riche en légumes, crus et cuits, fruits frais (50 % de la ration quotidienne composée de fruits et légumes), tout en privilégiant les fruits et légumes, frais, bio de préférence, et particulièrement ceux riches en bêta-carotène pour l’action anti-inflammatoire et antioxydante : les fruits et légumes de couleur orange, jaune et vert foncé (carottes, mangues, papayes, épinards, chou frisé…).

Des céréales complètes ou demi complètes variées, des légumineuses, des protéines animales de qualités (poisson, viande blanche, œufs, yaourt nature …) en limitant la viande rouge et la charcuterie. Huile végétale naturelle, bio de préférence (olive, colza, lin, chanvre…), fruits oléagineux (amandes et noix principalement). Aucun produit transformé, pas de jus de fruit ni boisson sucrée.

* Interrogée courant mars par France Info, Marie-Christine Boutron-Ruault, médecin interniste : “Je prescris de la vitamine D et du zinc pour corriger les carences. Les carences en vitamine D augmentent les susceptibilités aux viroses, et le zinc est important pour la défense antivirale. Ce complément peut être adopté même sans présence de carence, sans toutefois le faire de manière prolongée. Faire une cure d’un mois d’un complément multivitaminique n’est pas dangereux et peut améliorer un peu les choses à condition de faire des périodes d’interruption pour que l’organisme fonctionne spontanément.”
** Le mécanisme d’action de l’activité anti virale de l’huiles essentielle de ravintsara stimule la réponse antivirale de l’organisme (via l’activation du facteur IFR3).
*** Une étude dirigée par Monica R. Loizzo, de la faculté de Pharmacie de Calabre a montré l’activité in vitro de l’huile essentielle de laurier noble sur le virus SARS-CoV responsable de l’épidémie de SRAS de 2003. Il ne serait pas impossible que cette même huile ait une incidence sur la nouvelle souche de coronavirus 2019-nCoV.
Référence étude : Phytochemical analysis and in vitro antiviral activities of the essential oils of seven Lebanon species.
Loizzo MR, Saab AM, Tundis R, Statti GA, Menichini F, Lampronti I, Gambari R, Cinatl J, Doerr HW.

Concernant le facteur IFR3 (source welbio.org)
Dans un article publié dans la revue Proceedings of National Academy of Sciences USA, une équipe dirigée par Stanislas Goriely, investigateur WELBIO à l’institut d’immunologie médicale (IMI) de l’Université libre de Bruxelles (ULB), a découvert que le facteur de transcription IRF3 peut moduler l’activation des lymphocytes T cytotoxiques et pourrait jouer un rôle dans le développement de nombreuses pathologies de type inflammatoire.

La réponse inflammatoire constitue une réponse de défense des tissus face aux agressions (blessure, infection,..). En recrutant et activant les cellules sanguines au niveau des tissu endommagés, cette réponse permet de rapidement combattre une éventuelle infection, et constitue donc le premier niveau de défense contre les agents pathogènes.

L’inflammation se caractérise cependant par la production de cytokines susceptibles d’induire des réponses de type «autoimmunes», et doit donc être rapidement inhibée afin d’éviter les dommages aux tissus sains. L’équipe du Dr. Stanislas Goriely a identifié un nouveau rôle pour un facteur de transcription, IRF3, connu précédemment pour son activité anti-virale. Ces chercheurs ont constaté qu’en absence de ce facteur, les lymphocytes T présentaient une production anormalement élevée d’IL-17, une cytokine responsables du développement de nombreuses pathologies de type inflammatoire et impliquées dans des maladies comme le psoriasis, la sclérose en plaque ou la maladie de Crohn. La découverte d’un « frein naturel » à l’activation des lymphocytes laisse entrevoir de nouvelles pistes pour la thérapie de syndromes inflammatoire chroniques.

Ysebrant de Lendonck et al. Interferon regulatory factor 3 controls interleukin-17 expression in CD8 T lymphocytes. Proc Natl Acad Sci USA 2013 doi: 10.1073/pnas.1219221110